Monogatari

edited January 2015 in Anime

Aujourd'hui, un animé de grande qualité, ultra-connue au Japon mais trop peu répandue en France : la saga des Monogatari.

 

Vous m'en avez sûrement déjà entendu parler en long et en large, alors on va essayer de pas trop long, simple, droit au but, pour vous expliquer pourquoi il faut avoir vu les Monogatari.

 


Synopsis

Dans une ville au nom inconnu, en plein Japon actuel, plusieurs personnes semblent souffrir de maux inexplicables -l'une, malgré sa constitution normale, ne pèse sur la balance que 5 kilos ; l'autre voir des marques étranges apparaître autour de son corps ; tandis qu'une autre encore voit sa main gauche remplacée par ... une patte de gorilles-.

A l'origine de ces maux, des dieux sournois, qui profitent des faiblesses de chacune pour s'attacher à elles et les maudire. Le remède est autant dans le combat contre ces êtres, que dans la résolution des maux psychologiques assez poussés que chacune d'elles a. Car oui, elles sont toutes un peu folles (voire carrément psychopathes).

Ca tombe bien, parce qu'un lycéen du coin, Koyomi Araragi, serait heureux d'aider ces jeunes demoiselles en détresse. Pour ça, il sera aidé par un mystérieux ami, Oshino, qui semble en connaître un rayon au sujet de ces créatures étranges ...

 


Explications

Vous l'avez peut-être compris, Monogatari, c'est encore un animé à harem. Mais il est loin d'être comme les autres.

Déjà, sur la forme. Le dessin est unique, l'animation est ultra-soignée, et les plans, tous plus tordus les uns que les autres, s'enchaînent à une vitesse hypnotique. Sérieusement, regardez-en un épisode, ou même 1m30, même de la scène la plus inintéressante qui soit, et vous verrez ce que je veux dire.

La série prend de contre-pied la plupart des animés et se base sur des scènes et des dialogues longs, très longs : On peut rester pendant un épisode entier sur un affrontement entre deux persos, comme dans le fameux épisode de la brosse à dents. Seulement, c'est prenant, drôle, souvent irrévérencieux et pleins de rebondissements, bref, c'est génial.

Les personnages passent tous, un par un, sous le feu des projecteurs : chaque saison est divisé en plus petits arcs, allant de 2 à 6 épisodes, se concentrant sur la "maladie" de l'un d'entre eux (ce qui vous garantit que l'histoire avance, vite). Extrêmement charismatiques et rarement manichées, ils prennent le temps d'évoluer, et de souvent nous prendre à contre-pied, au fur et à mesure que l'histoire, de mieux en mieux ficelée au fil des saisons, se déroule.

Côté fond, il y a beaucoup de belles choses dans Monogatari. Déjà, on n'est pas devant l'ecchi coincé de beaucoup d'animés et leurs passages soi-disant sexy sur la crème solaire : c'est osé, parfois cru ; et en même temps, dès que ça parle un peu sérieusement d'amour, ça devient soudainement juste et touchant.

On retrouve traités plein de thèmes récurrents dans l'animation japonaise, entre l'inceste, la séparation familiale, la pression scolaire, et autres maux amoureux, mais avec ce côté ironique et satirique, qui cache un fond ... Bon, allez, je vous laisse découvrir.

 


Saisons

Avant d'en dire trop, on va revoir dans quel ordre Monogatari se voit :


  1. Bakemonogatari : La base. Première saison, présentation d'une grande partie des personnages, établissement de toutes les bases de la série. Le scénar' est déjà maîtrisé et, même si ça ne prend pas l'ampleur des saisons qui suivent, c'est déjà un excellent anime.

  2. Nisemonogatari : La saison 2, un peu en retrait. Le début est plombé par beaucoup de fan service qui devient un peu lourd ; mais une fois que ça démarre, on a le droit à de vraies scènes d'anthologie, et je trouve que l'arc de Tsukihi fait partie des plus réussis de la série.

  3. Nekomogatari (Noir) : Publié comme un film compilant les 4 épisodes de l'arc originel au Japon, c'est une préquelle intéressante et bien rythmée, même si je ne suis pas un grand fan des arcs Hanekawa.

  4. Monogatari Series : Second Season : La consécration. Les petites histoires commencent doucement à prendre une réelle ampleur, avec certains passages vraiment émouvants, par leur finesse et leur pudeur (ce qui détonne effectivement avec le reste de la série), le tout pour monter vers un final qui monte vraiment à des sommets de tension et d'intelligence.

  5. Hanamonogatari : Le dernier arc publié. On s'éloigne un peu du côté humouristique du reste de la série, en s'éloignant d'Araragi, avec un cast principal exclusivement féminin ... Et ça lui réussit très bien (même si j'espère qu'on retournera un peu aux sources par la suite). Le scénar' est prenant, avec des enjeux moraux lourds, la mise en scène est surprenante (l'épisode 3 <3 <3 <3), et la conclusion est toujours aussi bien trouvée. Une petite vengeance contre tous ceux qui pensaient que Monogatari, c'était juste du fan service bête et un peu creepy.

Et le prochain, c'est Tsukimonogatari, et ça sort le 31 décembre ! J'espère donc que le topic sera actif, feels incoming :3

 

Et vous, Vous en avez pensé quoi, des histoires de Nisioisin ?

 

 

P-S : Inb4 head tilt troll

Comments

  • edited February 2015

    Etant en train de regarder, je peux dire qu'i faut avoir une certaines expérience de ce que font nos amis de l'archipel nippone. Moi qui trouvais ça barbant il y a plusieurs années, je me retrouve à me taper des fous rire, et à prendre des ascenceurs émotionnels bien foutus. Et quand on croit avoir compris la mécanique, le réalisateur nous brise le 4 ème mur, et on perd nos repères. Par contre, de ce fait, je pense que cet anime n'est pas à la porter de tout le monde. Il a un certains caractère élitiste, qui laisse sur le carreau si on n'a pas le feeling.

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